Home / Guerre raciale / Mohammed écrase mortellement Benoît, « une erreur de jeunesse ! »

Mohammed écrase mortellement Benoît, « une erreur de jeunesse ! »

Leutnant
Démocratie Participative
12 Janvier 2021

Benoît a été fatalement enrichi par Mohammed.

Le Parisien :

Il ne se souvient que de cette roue de vélo qui a frappé son pare-brise. Mohammed, 21 ans, livrait de la drogue pour le très médiatique réseau Caliweed quand il a écrasé Benoit Taupin, 59 ans, le 12 août dernier à Paris, en tentant d’échapper coûte que coûte à la police. «Je m’en veux de ce qui est arrivé», souffle ce jeune homme brun encore rongé par le remords et toujours derrière les barreaux, cinq mois après cet accident mortel.

Après avoir essuyé un refus fin décembre devant la chambre de l’instruction de Paris, ses deux avocats, Me Joachim Levy et Me Rajnish Laouni, estiment aujourd’hui que ce garçon, qui souffre de graves problèmes de santé, a été manipulé par des dealers 2.0 du Val-de-Marne et devrait pouvoir retrouver sa liberté.

Il est 18h15 ce jour-là, à l’angle du boulevard Raspail et de la rue de Grenelle, dans le VIIe arrondissement de Paris, lorsque les fonctionnaires de police contrôlent une Peugeot 2008. L’aile de la voiture est pliée, ce qui présente un problème pour l’assurance. Lorsqu’il comprend qu’il va devoir rendre des comptes, le conducteur redémarre. Il s’engage dans la rue de Grenelle, percute un taxi et entre en collision avec une voiture de police.

Les policiers sortent de leur voiture et l’un d’eux met en joue le conducteur… qui fait une marche arrière et se relance à 80 km/h. Sur le boulevard du Montparnasse, il percute un cycliste. Benoit Taupin passe sous les roues de la voiture et ne survit pas à ses blessures.

Après le choc, Mohammed est interpellé et placé en garde à vue au commissariat du XIVe arrondissement de Paris. Durant, ses premières auditions, il assure qu’il n’a rien compris et pensait même que la roue du vélo qui s’est écrasée sur son pare-brise avait été jetée par les forces de l’ordre. Il ajoute pour justifier sa fuite qu’il a été pris de panique lorsque les fonctionnaires ont sorti leurs armes. Le 27 octobre dernier, devant le juge parisien qui instruit cette affaire d’homicide involontaire, le jeune homme, redira «qu’il n’a jamais eu l’intention de tuer quelqu’un» lorsqu’il était au volant.

Dans la voiture, les forces de l’ordre mettent la main sur 1,1 kilo d’herbe de cannabis et 95 euros. Le jeune homme explique qu’il assure des livraisons pour le réseau de dealers Caliweed, installé à Villejuif (Val-de-Marne) pour s’acquitter d’une dette. Il a répondu à cette offre d’emploi de livreur postée sur Facebook par ce réseau qui paye bien ses salariés. La journée de livraison peut être rémunérée jusqu’à 450 euros, et Mohammed recevait ses ordres de livraison grâce aux applications de messagerie cryptée, WhatsApp et Signal.

Dans ses téléphones, les policiers ont trouvé 600 contacts et durant les perquisitions menées à son domicile, 1500 euros en liquide.

Durant sa garde à vue, Mohammed – qui a été dépisté positif aux stupéfiants – est pris d’un malaise. Le médecin diagnostique une défaillance de santé causée par la trop grande absorption de drogue. Il est mis en examen au palais de justice de Paris pour homicide involontaire et trafic de stupéfiants. «C’est une énorme erreur de jeunesse qui a entraîné ce drame atroce, explique son conseil Me Rajnish Laouni. Il a reconnu les faits. Mon client a vécu une période d’égarement en répondant à cette annonce sur les réseaux sociaux en vue d’une rémunération à court terme. Ce sont les dealers de Caliweed qui corrompent notre jeunesse.»

C’est loin d’être la première fois que ce réseau fait parler de lui. Pendant des années, il avait la main sur le four de Barbusse à Villejuif, l’un des plus gros points de deal d’Ile-de-France. Les clients affluaient d’un peu partout. Pas seulement pour la qualité du cannabis, jugé «excellent» par les amateurs. Toute une stratégie de marketing se développait également via l’application Snapchat.

C’était une erreur de jeunesse Benoît, désolé !

Commentez l’article sur EELB.su